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NOM : GWET 
PRENOM : Jean BLAISE
AGE : Né le 10 Octobre 1957 à Mbalmayo
ORIGINE : Père et Mère Bassa de BABIMBI
SITUATION MATRIMONIALE : Marié père de 8 enfants
NATIONALITE : Camerounaise
ADRESSE : B.P. 12 210
COMMUNE : Douala
PAYS : Cameroun
TEL. : +237 78 25 17 48 / +237 98 34 93 56
EMAIL : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
WEB : www.luckygwet.com

Je suis né du père le nommé NSOGA Nicolas commerçant de poisson à Mbalmayo et de mère Ngo MBOM, Couturière dans la même ville de Mbalmayo.

 Ma vie, depuis le ventre de ma mère, a toujours été atypique. Pour mémoire, mon père fut un grand activiste de « l’UPC » à l’époque de la lutte pour l’indépendance du Cameroun, un militant et combattant engagé, proche de Ruben UM Nyobe.

Mon père et ma mère étaient traqués comme des animaux, obligés de vivre et de se cacher dans la brousse. Dans le maquis, entre Mbalmayo et Babimbi – Ngambé, obligés de dormir parfois sur les arbres, mon père et ma mère arrivèrent à pied à Mbalmayo et s’y installèrent. Puis mon père traqué dans la brousse vers Otélé . Dans cette traque, le bruit des armes, la peur, l’angoisse, la famine que subit ma mère firent que je vins au monde prématurément, un matin, à l’hôpital protestant de Metet vers Sangmélima.

Ce matin là, les militaires français apprirent que l’épouse de l’activiste qu’ils recherchaient venait d’accoucher à l’hôpital de Mettet. L’UPC, bien organisé à l’époque, fut informé et pris des dispositions pour que ma mère prenne sans attendre la route à pied pour Mbalmayo. De là, elle prit immédiatement le train pour rejoindre mon père dans la brousse vers Otélé, dans le sud du Cameroun. Mais les militaires français, informés que l’épouse de l’activiste qu’ils recherchaient se trouvait dans le train, ordonnèrent de le stopper. Dans le train, ma mère était assise face à une femme qui me trouva beau bébé. Cette dernière lui demanda la permission de me prendre dans ses bras, ce qu’elle accepta. Quelques instants plus tard, le train s’arrêtait. Les militaires français fouillèrent le train et trouvèrent une Dame portant un bébé. Sans mot dire, ils prirent le bébé et le donna à la personne d’en face, qui n’était autre que ma mère. Puis ils firent descendre cette Dame du train.
Dans cette cavale, cette souffrance et les différents séjours en prison politique, mon père, me donna le nom de:

GWET, qui signifie « la guerre » …
Je suis né un jour du 10 Octobre 1957.

Mon père fut arrêté fin 1957 et emprisonné à Yaoundé, dans la prison installée à l’époque vers le lac municipal. Il fut relâché en 1959, fut de nouveau emprisonné en janvier 1960. Il fit partie des miraculés de l’époque.
Ceux qui ont suivi l’émission « Monsieur X » du journaliste – écrivain Patrick Pesnot diffusées sur la radio France Inter et les chaînes de télévision occidentales et ceux qui ont lu son livre « Les Dessous de la Françafrique » savent de quoi je parle.

Dès l’âge de 6 ans comme c’est le cas pour plusieurs enfants de la rue en Afrique, j’ai appris à me battre et à être financièrement indépendant. Ma maman m’avait acheté un pousse-pousse (Engin à deux roues sans moteur, très souvent utilisés en Afrique pour transporter des sacs de marchandises ou des achats lourds). C’est ainsi que durant tous les week-ends des périodes scolaires et pendant toutes mes vacances, du CE1 jusqu’au CM2, j’ai avec mon pousse-pousse, transporté des marchandises où des achats domestiques contre quelques pièces de monnaie. Ces revenus me permettaient d’acheter mes chaussures, mes vêtements, mes livres et cahiers. Je réussissais également à faire quelques économies.

Dans les années 1970, la ville de Mbalmayo était considérée au Cameroun comme l’une des plus scolarisées. Elle était effectivement dotée de nombreuses infrastructures scolaires aussi bien publiques que privées tels que : le séminaire de Mbalmayo, le lycée classique, le Collège NOA, le Collège St Joseph, le Collège William Ponty, Collège Ntsama Affana, l’école des eaux et forêts… etc. J’ai fais mon entrée en 6éme au Collège NOA qui venait d’ouvrir ses portes. Je suis de la première promotion. Le tout jeune collégien de 6éme que j’étais abandonna le métier de pousseur pour devenir vendeur de poisson les week-ends et périodes de vacances.

Mon papa propriétaire d’une poissonnerie, mit à ma disposition un comptoir de vente en détail de poissons. J’allais à l’école du lundi au vendredi. Les samedis, dimanches et périodes de vacances, je portais ma casquette de commerçant. Durant cette période qui durera de l’école primaire à la fin de mon cycle secondaire, j’ai appris à me battre et à m’organiser.

Pour arriver au bout de toutes mes activités, il me fallait impérativement un moyen de transport. J’ai donc acheté à l’âge de 12 ans, avec l’aide de ma maman, un scooter de marque Vespa. Quelques années plus tard, j’ai passé mon permis de conduire B et ensuite les permis C, D et F pour les poids lourds et remorques.
La demande de poisson dans la ville de Mbalmayo accrut et le commerce de mon Papa se développa. Il investit alors dans la construction de chambres froides, ainsi que dans l’achat du matériel roulant. Titulaire d’un permis de conduire C, je devins naturellement l’un des chauffeurs du camion devant assurer l’approvisionnement et les livraisons des marchandises entre Douala, Yaoundé, Mbalmayo, ainsi que dans les différentes autres villes avoisinantes. Ma double qualité d’assistant et de client de mon père ainsi que ma présence quasi permanente auprès de papa ont propulsé les affaires de ce dernier et classé ses poissonneries au rang des premières de la ville de Mbalmayo.

Mon papa s’approvisionnait en gros à Douala. Je devins le principal chauffeur conducteur de la poissonnerie. Tous ceux qui ont voyagé sur l’ancienne route Douala – Yaoundé, ont une idée du parcours de combattant qu’était ce trajet, surtout pendant les saisons pluvieuses. Pour peu qu’il pleuve la route devenait très glissante, ce qui nous obligeait, papa et moi, à dormir dans le Camion. Le voyage était éreintant, avec le risque de vous retrouver sous le camion les quatre roues en l’air si vous n’étiez pas un bon chauffeur.

Nous faisions donc souvent plus de deux jours de voyage pour aller acheter du poisson à Douala. J’ai encore en mémoire le souvenir de cette époque pendant laquelle, nous devions nous réveiller à 4 heures du matin pour aller au port de Douala chez les grossistes dont les principales sociétés étaient dirigées par des Suédois et des africains de l’ouest et qui louaient de grandes chambres froides dans l’enceinte du port.

Maman était couturière et son métier me passionnait. Je voulais comme elle, coudre mes vêtements. Mes parents logeaient gracieusement plusieurs élèves à notre domicile. Parmi eux se trouvait un nommé Roméo MABALI qui était tailleur à ses heures perdues. Je profitais de sa présence pour apprendre à coudre mes pantalons et chemises, mais aussi, ceux de mes frères, sœurs et amis. Maman m’encourageait dans cette voie. Depuis lors, et jusqu’à présent, je fais moi-même les retouches de mes vêtements et confectionne mes rideaux. Je reste un passionné de ce métier qui est encore à nos jours au stade artisanal en Afrique.

Le Président Enfant(Les vêtements que je porte ci-contre ont été cousus par moi-même à l’époque) 

Bien qu’ayant toutes ces occupations scolaires et « professionnelles », je trouvais du temps pour aller faire du sport avec mes camarades et jouer avec d’autres, au sein des orchestres scolaires dans lesquels j’étais guitariste à l’accompagnement. Je suis un autodidacte. J’ai appris à jouer tout seul et à me perfectionner à la guitare. Je suis devenu ainsi, un des guitariste des orchestres scolaires du Collège NOA et du Lycée de Mbalmayo, mais également du Lycée d’Obala que j’avais intégré quelques années plus tard.

Cette période de mon adolescence m’a mûri avant l’âge. Très jeune, j’ai appris à vaincre la peur, à me lever de bonne heure, à travailler à la sueur de mon front pour mériter mon pain.
J’ai appris qu’en me battant comme un lion rien n’était impossible.
J’ai appris le sens du devoir, le sens des responsabilités et le sens du mérite.

J’ai compris que je devais aller au bout de mes convictions, de mes ambitions, des mes objectifs, des efforts, tant qu’il me reste encore un souffle de vie.
Mon histoire, mes joies et mes douleurs, m’ont profondément façonné. Ils ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Ils m’ont donné le sens de la vie, et m’ont appris le sens du devoir, du service. Ils ont fait de moi un homme des défis. Grâce à mon histoire et à mon parcours,

j’ai compris que rien n’est impossible à celui qui veut, à celui qui lutte et à celui qui est déterminé.

J’ai compris que c’est au prix du sacrifice qu’on atteint les hauteurs et les sommets des montagnes et de la vie.
J’ai compris que c’est par l’effort sans mesure que les grands hommes et les grandes nations sont devenus ce qu’ils sont.

Ainsi, j’aimerais qu’ensemble, nous réunissions tous nos efforts pour rendre le Cameroun, cette belle et riche nation, libre, grande, prospère et démocratique tel que l’ont rêvé les pères de notre indépendance.
La flamme du patriotisme qui a jadis brillée dans leurs cœurs, continue à briller dans certains, tel le mien. Elle nous oblige aujourd’hui, à nous mobiliser Ensemble, pour réaliser ce rêve en leur mémoire, pour l’honneur et la gloire de notre peuple, de notre patrie et pour des générations futures.
Contrairement à certains de mes ainés en politique, je promets au mon de mon feu Papa, de ma Maman, à ceux des pères de notre indépendance, de ne jamais trahir le peuple, leurs mémoires et leur volonté.
Que Dieu veille sur nous, nous guide, nous accompagne et protège notre nation et son peuple.

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Vous vivrez entièrement la belle histoire de ma vie, de mon parcours, de mon histoire, de mes malheurs dans mes écrits consignés à l’intérieur de mon livre captivant, intitulé : Une Nouvelle Vision Pour le Cameroun « ENSEMBLE ».

Livre que je recommande vivement aux étudiants, aux chômeurs et à tous les jeunes en quête de repère, de lire.