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Malaisie du 24 au 25 Mai 2004

Sur invitation des Nations Unis, je suis invité en Malaisie du 24 au 25 Mai 2004 comme un model Africains, a exposer mon exemple à la tribune a travers, qui se fera dans l’allocution ci-dessous

 

FORUM CONJOINT ENTRE SECTEURS PUBLIC-PRIVE DE L’ASIE ET DE L’AFRIQUE
Kuala Lumpur Malaisie 24-25 Mai 2004
Allocution de M. Jean Blaise Gwet Président


LUCKY GWET ELECTRONCS
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Monsieur le Président et co-président de séance
Monsieur les représentant du secteur publiques
Monsieur les participants
Chers collègues du secteur privé

Je souhaite d’abord remercier les organisateurs de ce Forum pour avoir invite le groupe Lucky Gwet à travers ma personne à participer à cet importante réunion.  La fait de réunir les représentants des secteurs public et privé d’Asie et d’Afrique dans le cadre de la promotion du commerce et des investissements entre les 2 région est une démonstration de l’originalité et de la pertinence de la démarche TICAD.  Cette démarche du processus TICAD en faveur de la promotion de la coopération entre les hommes d’affaires d’Asie et de l’Afrique, je la vis assez intensément depuis Juillet 2002, lorsque que j’ai été invite à participer, avec d’autres confrères, au deuxième forum d’affaires Afrique Asie.  La formule la plus simple pour me présenter à vous c’est de dire que je suis un ancien “alumini” des Forum d’Affaires Afrique Asie du processus TICAD.

Je suis invité aujourd’hui à faire une intervention sous le thème, approximativement traduit de l’Anglais “Réussite et Échec des Affaires en Afrique”.    Je dois avouer que c’est un thème provocateur.  Il est provocateur parce que le sujet est en même temps simple et complexe.

Simple parce que d’une façon générale ce theme s’applique partout ou on veut faire des affaires, et les conditions requises pour réussir ou échouer sont pratiquement les mêmes, que l’on soit en Afrique ailleurs.

    Complexe parce que justement, pouvoir réunir toutes les conditions requises pour assurer le succès est un “parcours de combattant” entrainant parfois de véritable défis qui peuvent paraitre souvent insurmontables.  Le plus grave, c’est que ces conditions requises sont souvent exogènes à l’affaire en question et le promoteur n’en a pas le control.  Autant la route du succès est longue, autant   très souvent l’échec ne tient qu’à un bout du fil.

Le cas de Lucky Gwet Électronique: progresse vers un succès certain.

    Mais la littérature est abondante sur les problèmes liés au développement du secteur privé en Afrique et les recommandations quand aux mesures aussi bien au niveau des politiques macroéconomiques qu’au niveau micro ne manquent pas.  Je souhaite par conséquent si vous le permettez, me concentrer sur le le cas de la société Lucky Gwet dont je suis le Président et fondateur, pour illustrer ce que nous pensons être une avancé systématique vers un succès réel.
   
    Lucky Gwet Electronics aujourd’hui

    La société LuckyGwet que j’ai fondée il y’a quelques années est spécialisée dans la fabrication et la distribution des appareils électroniques et électroménagers.  La société pour le moment sous-traite la fabrication de toute la gamme de ses produits à des partenaires en Asie sous le label “LuckyGwet” et suivant les normes et spécifications qu’elle établie.
   
    La gamme de produits “LuckyGwet” comprend pour le moment les climatiseurs split allant de 1.25 à 3 CV; les climatiseurs de fenêtre; les réfrigérateurs, congélateurs, machines à laver; les téléviseurs, DVD et chaines de musique.

    La qualité des produits “LuckyGwet”, les prix substantiellement compétitifs, le dynamisme du service de marketing et la mise en place d’un réseau national de distribution rationnelle, ont contribué à faire des produits LuckyGwet des produits de premier choix pour les consommateurs camerounais.  A l’extérieur du Cameroun, la société est en train de développer des structures et des réseaux de distribution dans les pays de l’Afrique Central et de l’Afrique de l’ouest, parfois dans le cadre de partenariat avec des hommes d’affaires au niveau de ses pays.

    Il est important de noter ici le fait que la qualité, le sérieux, et la confiance mutuelle qui s’est progressivement établie entre la société Lucky Gwet et ses partenaires asiatiques chargé actuellement de fabriquer ces produits ont contribué substantiellement à répondre d’une façon appropriée aux exigence du marché et des consommateurs.

    Comment est que nous sommes arrives là?

    Nous considérons aujourd’hui que LuckyGwet avance progressivement vers le succès. Il ne peut réellement être total que lorsque nous aurons réalisé les objectifs et les défis que nous nous sommes fixés. Et plus important, réaliser la vision que nous avons élaboré pour la société et sa contribution non seulement au développement du Cameroun, mais aussi et surtout de l’Afrique et de la coopération Afrique - Asia dans le domaine des affaires, du commerce, des investissements et du transfert des technologies entre les deux régions.

    J’ai commencé mes activités dans ce domaine en achetant et en revendant les appareils à très petite échelle, avec mes financements propres et donc très modeste, a peine de quoi acheter et revendre quelques appareil fax et téléphone.  J’ai très vite compris qu’à cette époque le terrain était vierge et le secteur porteur.  Ma vision à ce moment, était de devenir un grand distributeur des produits électroniques et électroménagers au Cameroun.  Dès lors, il a fallu travailler et s’armer de toute la patience, d’un travail dur et méticuleux, de gestion optimal de mes ressource très limiter pour créer et maintenir une clientèle croissante pour les produits que je revendais, et d’autre part trouver et sécuriser les fournisseurs en leur prouvant mes capacités à écouler leurs produits sur le marché camerounais.

    Par rapport à cette première vision, le succès a été total car j’ai crée il y’a 4 ans, une société qui avait l’exclusivité de la distribution des produits de deux grands fabricants de matériel électroniques et électroménagers que je représentais au Cameroun et en Afrique Central.  C’est au cours de ces années de distribution de cette marque, que les réalités du marché camerounais et africain de ces produits nous ont fait évoluer vers notre prochaine vision:  Prix des produits très élevés et hors de portée de la plus grande partie de la population, produit souvent pas toujours adaptés aux véritables besoins de consommateurs, services d’entretien après vente défaillants, domination du marché par quelques monopole laissant peu de choix au consommateurs; insuffisance de développement et application de technologique au niveau local (peut de création d’emploi et moins d’implication dans la lutte contre la pauvreté). 

    Notre prochaine vision était donc d’offrir aux consommateurs camerounais et africains des produits électroniques et électroménagers de haute qualité à un prix suffisamment bas pour permettre au plus grand nombre des population de pouvoir les acquérir, en mettant en place un réseau de distribution qui permette de desservir autant de communauté que possible, tout en donnant  aux ateliers installés dans ces communautés  la formation et les moyens de pouvoir assurer leur entretien (encourager l’emploi).  La marche vers cette vision serait dans un premier temps de trouver un partenaire technique de grande expérience et de renommé pour, dans un premier temps fabriquer dans leurs usines les produits Lucky Gwet suivant les normes qui répondent aux besoins de nos consommateurs; et puis dans un deuxième temps, être notre partenaire technique pour la construction d’une usine de  fabrication des produits “Lucky Gwet” au Cameroun voir dans un autre pays d’Afrique.

    C’est dans le cadre de cette vision que nous avons décidé il y’a trois ans, qu’il nous fallait des partenaires asiatiques pour la réaliser car ils étaient technologiquement très avancés dans ce domaine.  Nous savions que l’efficacité de certains fabricants asiatiques dans ce domaine était tel que leur produits étaient tellement compétitifs au point de dominer les marches des grands pays industrialises.  Il fallait donc pour nous identifier et nouer les relations d’affaires avec des hommes d’affaires asiatiques.

    C’est à ce stade que le processus TICAD a joué pour nous un rôle très important à travers le deuxième forum d’affaires Afrique-Asie, organisé à Durban en Afrique du Sud en Juillet 1992.  En effet notre participation à ce Forum nous a permis de discuter à fond avec les participants asiatiques du même secteur, de tous les aspects d’un partenariat avec eux pour réaliser notre vision.  Nous avons très vite réalisé lors de ces discussions que nos intérêts convergeaient dans la mesure où ils recherchaient des partenaires africains dans le domaine d’intérêt. Après le Forum, nous avons de part et d’autre assuré un suivi qui nous a  permis de concrétiser notre partenariat. Aujourd’hui, LuckyGwet a établi un partenariat technique solide avec une grande société asiatique qui lui fabrique ses produits qu’il distribue sur le marché africain.   Avec ce partenariat, la marche vers notre deuxième vision est bien lancée.

    Notre participation à ce Forum a aussi été un point de départ pour les discussions avec les autres participants et hommes d’affaires africains.

    Mesdames et Messieurs, comme vous pouvez le voir, la marche vers la vision de LuckyGwet est pour le moment étroitement liée au partenariat avec l’Asie.  C’est pour cela que nous apprécions hautement la démarche du TICAD en général et l’accent particulier qu’il mets sur la promotion de la coopération entre les hommes d’affaires asiatiques et africains.  C’est l’occasion de souligner l’autre démarche TICAD en cours tendant a mettre en place une chambre de commerce Afrique Asie sous la conduite vigoureuse du PNUD, dont je félicite ici l’Administrateur Associé, M. Zéphirin Diabré.  En ma qualité de membre du Comité consultatif de la mise en place de cette chambre, je ne peux que constater l’engouement du secteur privé Africain et asiatique pour ce projet, qui doit aboutir dans moins de deux ans

    Je souhaite donc profiter de cette occasion qui m’a été offerte pour remercier les promoteurs du TICAD,  en particulier le Japon, le PNUD, la Coalition Globale pour l’Afrique, le Bureau du Conseiller Spécial pour l’Afrique, du Secrétaire Général des Nations Unies

    Mesdames et Messieurs, je voudrai terminer mes propos en remerciant tous les organisateurs de ce Forum et le Gouvernement de la Malaisie pour toutes les facilités mises à notre disposition.  Je voudrai aussi dire le plaisir que j’éprouve à retrouver et échanger avec mes collègues d’Asie et d’Afrique.

Je vous remercie

malaisie

 

 

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