Stop à l’opération épervier: Il faut libérer tous les prisonniers de l’Opération Épervier

1 – A quoi a abouti l’opération épervier ?
2 – Pouvait-il en être autrement ?
Pour chaque camerounais les réponses à ces deux questions sont évidentes : l’opération épervier n’a servi à rien sinon à briser les vies de certains grands commis de l’Etat.
Rien de surprenant pour cette opération qui n’est pas l’émanation du gouvernement camerounais mais une opération judiciaire initiée dans le cadre de la lutte anti-corruption au Cameroun et lancée par le gouvernement du Premier Ministre EPHRAM INONI en 2006, sous la pression des bailleurs internationaux. Ce même EPHRAM est arrêté depuis 2012 dans le cadre de cette même opération.
En prime il y a actuellement l’équivalent d’un gouvernement en prison. Pourquoi ?
Le Cameroun est le seul pays au monde dans cette situation.
Ce fait qui peut paraître légal, discrédite et anéanti les compétences, les mérites intrinsèques de ces grands commis de l’Etat certes coupables mais triés sur le volet.
En même temps il n’échappe d’ailleurs plus aux camerounais que cette justice à tête chercheuse n’a apporté aucune amélioration dans la bonne gouvernance.
Il est inadmissible qu’un clan (individus de la même classe sociale) puisse piller autant, le Cameroun s’il n’y avait pas une chaine de complicité bien entretenue. Je briserai cette chaîne afin que soit mis en place des organes fonctionnels de contrôle et de sanction de la délinquance en col blanc.
Je peux affirmer sans risque de me tromper qu’aucun des locataires des prisons camerounaises du fait de l’opération épervier ne soit blanc comme neige. Je peux également affirmer que beaucoup de hauts commis de l’Etat continuent à aliéner sans vergogne la fortune publique et sans crainte des geôles.
Est-ce le fait d’un dysfonctionnement de l’administration camerounaise ? Je ne crois pas. Mise en place pour juguler la corruption et promouvoir la bonne gouvernance l’opération épervier s’est muée en justice politique. Cette affirmation est corroborée par des cas d’une justice souvent rendue avec une célérité inégalée. Elle a réussi l’exploit de maintenir en PRISON sans charge pendant 24 heures un haut commis de l’Etat. Pour d’autres cette machine judiciaire a grippé.
Il y a donc quelque chose qui ne va pas. La mal gouvernance du système actuel a laissé, voire favorisé si ce n’est encouragé l’enrichissement illicite de plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires dans notre pays au risque de causer la banqueroute du Cameroun.
L’article 66 de la Constitution camerounaise sur la déclaration des biens et la loi anti-corruption existe bel et bien. A la lecture de l’article 66 de notre constitution, il est aisé de comprendre pourquoi jusqu’ici personne n’a encore été contraint de déclarer sa fortune. En effet, la constitution camerounaise de 1996 a subordonné l’application de cet article à la signature d’un décret par le Président de la République. La constituent n’a fixé aucun délai pour la signature dudit décret. Vingt et un ans après, le décret d’application n’est toujours pas signé,
Par un silence complice, nous en sommes tous des responsables.
C’est pourquoi, si le peuple Camerounais me choisit en 2018 pour diriger son destin, je m’engage dans les deux premiers mois de ma prise de fonction, à mettre fin à l’opération épervier, à libérer tous les prisonniers de cette opération par décret et sous conditions.
C’est ce qui sera fait. Un à un les compromis par l’opération épervier prendront devant moi des engagements de rembourser toutes les sommes dues à l’Etat camerounais, ceci dans un délai bien limité.
Il n’y aura pas de chasse aux sorcières. Je n’irai jamais fouiller dans le passé de tous ceux qui ont eu la chance de profiter et de s’enrichir illégalement sur le dos du système actuel.
Je reverserai tous les grands commis de l’Etat dans leur corps d’origine car ils doivent retrouver leur dignité et la sérénité nécessaire afin de mieux servir à nouveau l’Etat pour ceux qui n’ont pas atteint l’âge limite de la retraite.
Ce n’est pas de l’angélisme de ma part, il s’agit tout simplement d’une volonté politique de créer un climat social assaini et propice à un nouvel élan permettant à tous les camerounais de regarder vers la même direction sans suspicion.
Il est à noter que les différents événements que traverse notre Nation ne doivent laisser personne indifférent. Ils sont les signes d’un besoin profond de notre peuple, qui aspire à un changement profond et radieux. Avec moi celui-ci est devenu inévitable en 2018.
J’invite à ce titre, tout le peuple camerounais à se préparer pour entrer demain dans un Cameroun à la fois simple, efficace et difficile. Un Cameroun qui relève les défis dont il fait face, un Cameroun de Valeurs, un Cameroun de mérite, un Cameroun plus juste qui ne laissera personne en marge et où chacun aura sa place. Un Cameroun dans lequel chaque citoyen aura les mêmes devoirs et où il bénéficiera de tous les droits qui lui sont dus.
Ma vision pour le Cameroun de demain est de veiller qu’il soit mis en place très rapidement à l’endroit des hauts commis de l’Etat une loi sur la déclaration du patrimoine tant au niveau national qu’à l’étranger. La justice sera la même pour tous, plus juste et protectrice des droits.
L’Etat ne pardonnera plus jamais les délinquants des biens publics, des détournements des fonds public et de la chose publique. A ce titre, je ferai voter une loi à l’Assemblée pour inscrire dans notre constitution des peines exemplaires privatives de liberté. Cette loi permettra de trouver une sanction légale et légitime pour les délinquants en col blanc. Je mettrai fin à la justice politique qui n’a aucun sens dans une démocratie.
Si à une certaine époque le gouvernement camerounais a pu traquer les comptes logés à l’étranger des hauts commis de l’Etat jusqu’à en publier le solde, alors il est possible de saisir les avoirs à l’étranger des délinquants de l’Etat.
Sur ce sujet le Cameroun va s’engager à signer des conventions bilatérales avec plusieurs Etats qui abriteraient les fortunes et les biens des délinquants en col blanc de mon pays.
Sous ma présidence, le Cameroun doit renouer avec la paix par la promotion du vivre ensemble.
Le plus important ne sera pas de voir nos filles et fils derrière les barreaux, mais de récupérer les sommes détournées afin de créer des industries et un tissu économique permettant de créer des richesses et donner du travail à nos chômeurs et à tous les Camerounais en général.
Moi Président, de la République je vais mettre en place des mécanismes de restauration d’une cohésion sociale pour une Paix durable. Je m’obligerai à la tolérance, au pardon, à la réinsertion afin de donner une nouvelle chance et une dignité à chaque camerounais.
Vive un Cameroun nouveau, plus uni, plus juste et plus fort demain.
Le Président
Together We Can
Jean Blaise GWET
Président National du MPCC (Mouvement Patriotique Pour Le Changement Du Cameroun) Mail: jbgwet@yahoo.fr / jbgwet@mpcc.be Website: www.mpcc.be
English EN Français FR