Camerounaises, Camerounais,
En ce jour du 20 mai, notre Nation célèbre la Fête de l’Unité Nationale, une date emblématique de notre histoire contemporaine. Elle nous rappelle qu’en 1972, nos aînés, guidés par la volonté de rassembler, ont choisi par référendum de passer d’un État fédéral à un État unitaire. Cette décision, portée par le Président Ahmadou Ahidjo, visait à renforcer la cohésion de notre jeune République, à consolider son indépendance, et à bâtir une identité nationale forte.
Ce moment fondateur devait sceller l’unité de toutes les composantes de notre société, dans le respect de leurs langues, cultures, aspirations et histoires. Il s’agissait d’écrire ensemble, dans l’unité et la paix, la suite du rêve camerounais.
Mais l’unité ne se décrète pas, elle se cultive. Cinquante-trois ans plus tard, nous devons avoir le courage de reconnaître que cette unité reste inachevée, parfois fragilisée par les crises, les injustices et les incompréhensions. Les tensions dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les inégalités sociales, le déséquilibre du développement, et la crise de confiance entre les citoyens et les institutions montrent que le chantier de l’unité demeure ouvert.
Camerounaises, Camerounais,
Je crois fermement que l’unité nationale ne doit pas être un héritage figé, mais une construction vivante. Elle doit être fondée sur la vérité historique, la justice sociale, le dialogue sincère, et une gouvernance inclusive. L’unité ne signifie pas l’uniformité. Elle implique l’écoute, le respect mutuel et la volonté de marcher ensemble malgré nos différences.
C’est avec cet esprit que je m’adresse à vous, non seulement comme candidat à l’élection présidentielle de 2025, mais comme fils de cette terre, habité par la conviction profonde que notre peuple mérite la réconciliation, le progrès et la dignité.
Je me considère déjà comme le troisième président de la République du Cameroun, non par ambition personnelle, mais par devoir envers cette jeunesse assoiffée d’espérance, cette diaspora dynamique, ces femmes et ces hommes qui travaillent sans relâche pour un avenir meilleur.
Je rêve d’un Cameroun réconcilié avec son histoire, debout dans sa diversité, fort dans sa souveraineté, et fier de son destin. Un Cameroun où l’anglophone n’est pas soupçonné, où le francophone n’est pas favorisé, où chaque citoyen a sa place et sa voix.
Le 20 mai doit redevenir le symbole d’un pacte renouvelé entre l’État et le peuple. Un pacte fondé sur la vérité, la justice, la transparence et le mérite.
Je rêve d’un Cameroun où chaque citoyen, qu’il vive à Maroua, à Buea, à Garoua-Boulaï ou à Limbe, se sente pleinement respecté, entendu et représenté. Je rêve d’un État fort de sa diversité, garant des droits, des libertés et de la dignité de tous. Je rêve d’un peuple réconcilié avec lui-même, tourné vers l’avenir, et debout dans sa souveraineté.
Ensemble, bâtissons cette Nation. Ensemble, redonnons à l’unité nationale son souffle, sa profondeur et sa noblesse.
Vive le Cameroun uni dans sa diversité,
Vive la jeunesse porteuse d’espoir,
Vive notre avenir commun !
Jean Blaise GWET
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