L’humanité pleure un père, un flambeau s’éteint
Il est des voix qui ne s’éteignent jamais. Des visages que le monde entier n’oubliera pas. Des présences qui réchauffaient les cœurs rien que par leur regard, leur silence, leur prière. Le Pape François était de ceux-là.
Aujourd’hui, c’est une partie de notre humanité qui s’effondre dans le silence. Une lumière s’est couchée, et avec elle, mille souvenirs nous reviennent. Ses messages de paix, ses gestes d’humilité, ses paroles qui guérissaient les blessures invisibles. Nous nous souvenons de ses appels à aimer sans condition, à accueillir l’autre, à protéger les plus faibles. Son sourire, malgré les douleurs du monde, restera pour nous une boussole.
À vous, frères et sœurs chrétiens, à vous, Camerounais et Camerounaises de toutes confessions, j’adresse mes condoléances les plus sincères. Nous perdons un père spirituel, un compagnon de route, un guide pour les âmes égarées, un défenseur des oubliés.
Et si son départ survient dans la lumière du matin pascal, ce n’est pas un hasard. Car Pâques est le symbole du passage, de la mort à la vie, de l’ombre à la lumière, de l’homme ancien à l’homme renouvelé. C’est dans cette espérance que nous puisons aujourd’hui notre consolation.
Je souhaite donc, même avec un léger retard, une sainte et lumineuse fête de Pâques à toutes les femmes et les hommes de foi, à toutes les familles camerounaises et à l’ensemble de l’humanité. Que cette fête nous rappelle que la mort n’a pas le dernier mot, que chaque chute peut annoncer un relèvement, et que la paix commence là où l’amour renaît.
Je m’incline avec respect devant la grandeur de cet homme qui, sans jamais lever la voix, a changé tant de cœurs. Que son départ nous inspire à poursuivre son rêve : un monde réconcilié, humble et fraternel.
Reposez en paix, Saint-Père. Le monde se souviendra.

Jean Blaise Gwet
Fils du Cameroun, au service de la justice, de la paix et de la mémoire.

